Petite semaine couchée

Cette semaine, j’ai plus repris le vélo de course vélotaf classique plus entretien, à savoir :

  • Mercredi midi, une demi heure de footing
  • Jeudi matin, 42 bornes de vélo
  • Vendredi midi, 2 X 6 km pour voir un client
  • Vendredi soir 50 bornes.

Comme évoqué dans le post précédent, un peu fatigué, mais surtout déshydraté et affamé ! C’est impressionnant, on va vite en vélo droit, mais qu’est ce que je consomme en bouffe et grignotages !

Ce Samedi, je n’ai donc rien fait à part une petite balade en poussette avec les gosses. Et ce Dimanche, un petit aller/retour à Cintegabelle soit un peu plus de 20 bornes.

Je pense que sur ce parcours, je suis maudit car j’ai toujours un vent de face pour commencer, il va falloir s’habituer ! Un aller à 22 à l’heure, par contre 27 sur le retour avec des belles pointes à 37 !

Je n’ai pas beaucoup bu sur cette séance car pas soif, soyons clair. Effort un peu poussé à l’aller et cool sur le retour. Les jambes ont à peine chauffé. Par contre, niveau temps, j’ai été gâté : vent, grésil et pluie 😉

En conclusion, petite séance mais vraiment à l’aise. Il aurait fait moins mauvais j’aurais passé plus de temps dehors 😉

To be continued…

Et un coup de vélo droit !

Après ma petite excursion dans le Lauragais, je me suis dit que le vélo couché, j’en avais enfin assez bouffé pour l’instant !

Donc, pas de séance de rattrapage du soir comme les premiers temps, je me suis assagi (enfin ;)).

 

Les séances

Comme je ne veux pas encore attaquer ma séance de vélotaf de 120 kilomètres, je me suis dit qu’un petite séance de vélo droit c omme d’habitude ne me ferait pas de mal. Je suis donc parti d’Auterive jeudi matin pour 42 bornes. Ca reste assez grisant car l’aller sur ce parcours est assez rapide, j’ai dû tourner à plus de 29 à l’heure. On se sent léger et dans les côtes, on fonce et on a beaucoup de puissance.

Séance sympa donc, avec des conditions optimales. Par contre, malgré mon litre descendu, j’ai pas mal continué à boire, ce qui montre que j’ai un peu trop appuyé.

Le lendemain midi, un petit 2 fois 6 kilomètres pour aller voir un client et le retour à la maison le soir même : 50 kilomètres jusqu’à Cintegabelle. Le retour est plus dur – et puis c’est la fin de la semaine – mais la première heure, j’ai l’impression de survoler mon parcours. Mais la réalité me rattrape un peu vite et je fatigue. Je ne m’arrête pas en milieu de parcours pour me restaurer un peu avec quelques gâteaux et je le sens. Je fatigue donc les dix derniers kilomètres et je sens que je n’échapperai pas à la dégustation de gâteaux dans la voiture.

 

Les senstations et douleurs

En fait, j’en ressors mitigé de ces deux petites sorties. Oui, j’ai fait du 29 et 28 à l’heure pour l’aller et retour. Mais la fatigue est bien là, je suis vidé. J’ai certes un peu plus appuyé car grisé par la vitesse, je le reconnais. Je commence à bien comprendre les différences avec le vélo couché. En vélo droit, j’ai tendance à ne pas avoir de douleurs musculaires, par contre le cardio monte vite, je me dessèche donc plus et bien sûr, la position est inconfortable : maux de cou, mal au c** et tension dans les bras. En couché, moyenne inférieure mais j’aurais tendance à dire : “Pourquoi m’arrêter?”. Pour résumer, ce sont vraiment deux utilisations et deux feelings différents. On peut être frustré dans un cas comme dans l’autre mais comblé à d’autres niveaux dans les deux cas.

Pour moi, c’est assez difficile à dire, j’aime les deux mais j’ai hâte de reprendre une grande séance de couché parce qu’au final, je me repose avec ce vélo et avec des performances qui deviennent raisonnables 😉

J’aimerais donc, ce week end, me prévoir une petite séance de 60 kilomètres qui correspondra tout simplement à la première moitié de mon parcours vélotaf, juste pour comparer.

Allez, on se remet, et on repart !

Vive le Lauragais !

J’ai la chance de vivre près des contreforts du Lauragais (appelons les comme ça).

Autant je peux tracer sur du plat en suivant la nationale 20 et partir vers Portet/Garonne ou Toulouse, autant je peux, si le coeur m’en dit, arpenter les collines et longer les côteaux.

Comme je n’avais qu’une centaine de bornes à mon actif, il était temps que je me fasse une vraie sortie de plus de 30 bornes avec quelques belles côtes. Ce week end, on a eu l’occasion d’aller voir de la famille à Labastide d’Anjou au nord de Castelnaudary. Chiche, je vais bouffer de la côte et me faire 70 bornes !

Ca commence dur !

Pour rejoindre le village de Nailloux, j’ai une côte de moins d’un kilomètre mais qui est assez abrupte. En effet, tous les ans, une course de côte est organisée, c’est dire. Je me l’étais déjà faite en vélo droit, pépère, voyons ce que ça donne !

Calmont / Labastide d'Anjou, un joyeux programme

Eh bien, pas si difficile en vélo couché. Bien sûr, je me retrouve vite à 8 à l’heure et je tremble un peu sur le guidon. Mais en relâchant bien les bras et en se calant bien dans le siège, ça monte. Ok, je fais quelques embardées au début. Je suis même obligé de m’arrêter au milieu car en rétrogradant sur le plus gros pignon, j’ai un petit sursaut de chaîne qui me fait perdre l’équilibre. Que cela ne tienne, je laisse passer quelques bagnoles et je négocie mon démarrage en côte… nickel, c’est reparti.

La récompense, c’est la petite vue qui s’offre à moi et la descente qui en résulte. Là, je me fais plaisir, sans pédaler je passe aisément les 60 à l’heure.

Ca recommence !

Voilà, c’est tout le Lauragas, on monte à 8 à l’heure, on descend à 60 et puis, ben on remonte. Côte beaucoup plus longue mais plus facile à négocier, je monte donc jusqu’à Nailloux vraiment en douceur. En gros, pour dix bornes, ça m’a pris quasiment 45 minutes ! Je suis loin de mes records mais je suis bien là pour réapprendre alors, je me pose devant le collège, je règle ma poche d’eau et je repars.

Dans le village de Nailloux, je suis facile à 25. En haut d’une petite côte, un cycliste droit me passe mais s’ensuit une descente, et là, alors qu’il pédale, je suis obligé de freiner, c’est très drôle l’aérodynamisme.

En sortant de Nailloux, j’ai vraiment une très grosse descente et je prends mon pied, j’ai l’impression d’être une moto, je ne suis pas loin des 70 et je ne fais que négocier les virages. Ensuite, une autre grosse côte pour calmer mes ardeurs et j’arrive vers Gardouch.

Là ma femme me klaxonne, ça va, je ne suis pas trop ridicule, j’ai fait la moitié du chemin et le reste devrait être plus plat.

Villefranche / Labastide

Une section qui me plaît beaucoup dans ce sens : c’est légèrement en descente. Comme je suis sur de la ligne droite, je peux me faire plaisir. Je tourne mes pédales mixtes et je me mets en mode cales SPD. Là, je tiens facile une moyenne de 35 à l’heure et j’arrive facilement à 42 à l’heure. C’est vraiment le méga pied car en vélo droit, je serais rester à un peu plus de 32 à peine (je vérifierai).

Retour

Après un bon repas en famille, c’est dur de repartir. J’ai pris un bon café pour me booster mais je sens bien que je suis las et un peu vidé. J’ai pourtant bien bu mais j’accuse quand même le coup. Il va donc falloir pas trop forcer.

300 mètres de dénivelé positif plus le retour (quasi autant). Presque 600, on le sent dans les pattes !

Je comprends mieux pourquoi le dénivelé cumulé est plus grand pour le retour. La section Labastide / Villefranche, je la fais plutôt à 25 à l’heure et en plus j’ai un vent de face. En vélo droit, je me serais retrouvé à souffrir avec un faible 22 à l’heure. Ca reste donc assez jouissif.

Je passe les détails, mais en haut de la toute dernière côte, j’ai de nouveau un petit souci de dérailleur qui saute, je suis donc obligé de repartir. Je me relève et là, je me rends compte que j’ai le haut des cuisses en feu, à la limite de la crampe ! Je m’allonge donc tranquillement et je relance la bête à la plus petite vitesse. Après, très grosse descente mais mon compteur ne marche plus (le contact doit être coupé). C’est pas grave, je ne suis pas à ça près et la descente en pleine nuit est grisante. Par contre, les virages sont serrés et j’apprécie les freins à disques hydrauliques !

Conclusion

J’ai forcé, je le sais, mais j’en avais besoin. 30 bornes le mardi et 70 ce dimanche. C’est bon, je reste dans ma moyenne des 100 km par semaine que je me suis fixée.

Après, un détail, j’ai pu tester ma poche à eau que j’ai installé dans mon coffre. Un simple trou et elle dépasse, c’est hyper pratique ! Par contre, j’ai trop bu et j’ai pas arrêter de pisser sur la route !! 🙂

Sortie annulée et pour cause !

J’avais à peine changé mon guidon que je pensais me faire mes deux fois 60 km pour aller à mon boulot.

Plusieurs problèmes :

  • je ne connnais pas ma vitesse moyenne sur cette distance. Je voulais donc partir presque une heure avant l’heure à laquelle je prends le train (6h30 du matin). Ma femme a gueulé, et elle a eu raison.
  • j’ai remis le guidon d’origine du Stinger et je n’y suis pas habitué. Redémarrages et demi tours à retravailler.

Bon, ensuite, mon fils s’est levé à 6h, je n’allais pas le laisser à sa mère comme ça : “Salut chérie, je me casse en vélo, occupe toi du petit !”.

Voilà donc le plan d’action pour ce week end:

  • finir d’installer les cales SPD (la droite est impeccable, mais problème avec la gauche dure à caler et, pire encore, impossible à décaler !!)
  • une ou deux sorties avec mon fils de 3 ans et demi pour travailler mes demi tours et redémarrages avec lui. Y a pas mieux pour la basse vitesse.
  • Prévoir une grosse côte pour voir comment je me comporte avec le nouveau guidon.
  • Prévoir une sortie de 20 et 40 bornes pour établir ma moyenne.

J’aimerais être autour des 27/28 km/h, j’y crois beaucoup plus maintenant que j’ai mieux réglé le siège, le guidon, l’appui-tête, le coffre…
Alors avec les cales sur les longue lignes droites, ça devrait le faire !

Motivé !!!

Petites modifs : gaine dérailleur et guidon

Lors de ma dernière sortie, la gaine du dérailleur avant, qui était bien coupée au niveau du cadre, s’est carrément étirée et donc… plus possible de passer le grand plateau 😉

Changement de la gaine

Je me suis donc attelé au changement de la gaine (et du câble tant qu’on y était même si ça n’était pas utile).
Changement assez rapide, il suffit de connaître son shifter. Pour moi, c’est un SRAM, il y a un petit cache en caoutchou qu’il suffit de lever pour accéder au câble (terminé par un plomb). Au niveau du pédalier, on desserre à l’aide d’une clé Allen le câble et on le coupe au niveau du plomb (si ça a été bien fait, il doit y en avoir un pour éviter que le câble s’effiloche).
Il ne reste plus qu’à tirer à partir du shifter le câble en saisissant bien le plomb.

Bon rien de bien compliqué (voir sur d’autres blogs beaucoup plus détaillés).

Changement du guidon

Quitte à trafiquer mon shifter, j’ai saisi l’occasion pour remettre le guidon d’origine du Stinger. En effet, Christian, le précédent propriétaire, pour des raisons personnelles de confort, avait installé un guidon de VTT.

Guidon VTT

Pas très compliqué à faire non plus. Quelques coups de clés Allen plus tard, et en s’appliquant un peu pour défaire les poignées en caoutchou (que je replie sur elles-mêmes, je les tire et les fais pivoter de droite à gauche en même temps), le guidon est réinstallé.
Je remets bien les poignées vers le bas, fais un test installé dans le siège, c’est pas mal.

Le truc sympa, c’est que je passe d’une position “biker de Harley Davidson” à “guidon posé tranquillou sur le ventre”.

Tests

Je fais quelques tests sur mes lignes droites de prédilection devant chez moi. Et là, grande surprise, je vais beaucoup plus vite ! C’est dur à déterminer, mais j’arrive à faire des pointes assez facilement à 35 km/h alors que je me trainais à 28 km/h.

Guidon ASS d’optima Stinger

Bon, plusieurs paramètres sont à prendre en compte :
– Le guidon “droit” de VTT devait freiner un petit peu. J’avais vraiment les bras écartés tel un écureil volant se jetant d’un pin !
– Je monte plus rapidement en vitesse car je maîtrise mieux la bête
– Je n’ai le coffre que depuis récemment (mais de mémoire je n’étais pas parvenu à dépasser 30 km/h sur du plat lors de ma sortie de 30 km avec le coffre !).
– J’ai réglé le dérailleur avant et il me semble que la chaîne frottait un petit peu plus

Inconvénients guidon

Attention par contre !
Je réapprends de nouveau à tourner et à relancer la bête car, pour le coup, je n’étais pas habitué du tout à ce genre de guidon !

J’ai les réflexes du débutant :
– Je tire sur le guidon (inutile)
– Pour tourner, vu que les poignées sont vers le bas, j’ai besoin de lever le guidon pour faire demi-tour.

Bref léger réapprentissage à prévoir.

C’est donc une très bonne surprise. Je vais donc repartir pour plusieurs batteries de tests 😉

Sortie plus détendue : Belpech

Lundi soir, 21h30, quelle meilleure idée qu’une petite sortie au bleds d’à côté qui est à 15 kilomètres de chez moi ?

A l’aller, que du faux plat, je me traîne à 21 km/h. Je négocie bien les montées, je me repose à la limite de la chaise longue dans les lignes droites : ça c’est carrément génial !
En plus de ça, mon équipement en lumières cateye en jette vraiment. Je vois très bien le bord de la route et les voitures me doublent sur la file de gauche : génialissime.
Je me sens vraiment en sécurité malgré l’heure tardive.

Je m’apprête bientôt à faire demi-tour quand un grand bruit dans le fossé annonce la traversée… d’un sanglier. Et celui-ci s’empresse de me couper la route. J’ai eu le temps de voir tous les détails, comme un ralenti. J’ai le temps de faire une petite embardée de sécurité mais c’est nickel, aucun souci.

Je bois un coup au bout de mes 15 bornes. Et je repars. Là, au bout de 200 mètres, je sens quelque chose qui me gratte le mollet gauche. C’est cette conne de gaine qui dépasse. Elle est un peu cisaillée et apparemment, il faut la rentrer un peu dans le cadre.
Je m’arrête, tente de la rajuster mais en fait, la gaine est éventrée et j’apprends que c’est celle du pédalier 😉 Chouette, je suis bloqué sur le petit plateau !!
Moi qui devais remonter ma moyenne, me voilà parti pour 15 kilomètres de descente à la moulinette !

Bref, il vaut mieux ne pas aller trop vite car il est 22h30 et la brume s’installe. Je vois toujours, mais je suis plus prudent donc pas de descente au delà de 40 km/h en se laissant aller.

Arrivé (enfin) à la maison, j’attache mon vélo et je sais qu’il va falloir que je retourne à Decathlon pour faire mes travaux pratiques de changement de câble 😉

Première sortie à Mazères

Sur des petits parcours de 20 kilomètres, je sens bien que l’appui-tête me manque… Je m’en confectionne donc un (à l’arrache). Il est très simple à faire : un simple carré de bois bois de 15cm avec deux trous et hop, c’est fixé avec deux écrous.

Je décide donc de le tester. D’autant plus que nous sommes le Dimanche 15 Janvier et que le temps est… tout simplement magnifique : soleil, pas de vent, ciel bleu, c’est l’occasion rêvée !

Je pars donc pour une mini sortie de 15 kilomètres. Et là, y a pas photos. Je commence à me détendre en ligne droite et à ne pas forcer dans les côtes.
J’apprends donc ce que c’est que le plaisir de rouler couché !

Après la sortie, quelques douleurs aux genoux, mineures certes mais à surveiller.

Premières sorties

On y est ! Ca y est, le pas est franchi !

Christian me vend également le coffre et l’appui tête mais je ne les ai pas tout de suite. On a décidé ensemble qu’un coffre noir, c’est beau, c’est design, mais pas très voyant. Il est donc en train de se débrouiller pour le faire flagguer et peindre. Affaire à suivre.

C’est donc le Jeudi 5 Janvier 2012 (date à graver dans le marbre) que je récupère le vélo couché en son plus simple habillage.
Ce qui n’est pas plus bête pour un débutant ! Comme on commence, on risque des chutes, et chuter avec le coffre, ça peut offrir des déconvenues (je touche du bois).

Première bonne nouvelle, l’optima stinger (sans le coffre), tient en l’état dans ma 106, il suffit de le passer la tête en avant et la roue à angle 90 degrés.

Je reviens à 22h chez moi, il est un peu tard, je ne gave pas ma femme avec ça, j’aurais plusieurs moments (mais je ronge mon frein) pour le tester pleinement. Je m’accorde juste le plaisir de le sortir de la voiture 😉

Sorties 1 et 2 : zones résidentielles

C’est à dire les vendredi 6 et samedi 6 Janvier 2012 entre 6h et 7h.
Pourquoi à ces heures indues ? Bien évidemment pour être plus tranquille ! J’avoue que j’apprends. Si c’est pour être observé par les badauds ou stressés par les voitures (mais ça viendra, c’est pas la peine).

Mes premières sorties se passent donc de nuit. Bien sûr, éclairage et signalisation obligatoire ! Phare avant, arrière, lampe frontale, fanion de fortune, bref, je veux être visible. Ca serait dommage de se faire écraser dès le début 😉

Je suis au bord d’une grande route avec peu de trafic. Je suis au carrefour. Je choisis au départ de profiter de la descente qui va vers un lotissement.

Premières hésitations

J’hésite plusieurs fois avant de démarrer et malgré la pente j’ai beau appuyer avec mon pied gauche, je louvoie dès les premiers mètres. Heureusement, en descendant, je prends de l’assurance.

Deuxième problème, les demi tours ! Houlala ! Qu’est ce que c’est que ça ??? J’ai du mal à tenir ma route et là, il faut faire demi tour pour me faire une côte en plus ? Et bien c’est simple, je tourne à petite vitesse, j’essaie de pédaler en tournant, mon pied rencontre la roue, je suis alors obligé de poser pied à terre. Je m’arrête sans encombre mais je viens de prendre conscience d’une première difficulté : le demi tour et l’interaction pédalier / roue.
Que cela ne tienne, je vais m’entraîner, je relance la “machine” avec mes deux pieds au sol, comme avec une draisienne et je m’attaque à la côte. Je m’y reprends à deux fois, mais je m’élance ! Je joue avec les pignons et très vite, il faut que je diminue le braquet : la côte n’est pas longue – une vingtaine de mètres – mais elle est abrupte.
Je la passe sans difficulté et là, de nouveau demi tour (raté).

Premiers automatismes

Bref, je vous passe maintenant les détails. Mais après une dizaine de demi tours, ça va mieux. J’ose alors traverser le carrefour avec un trafic d’une voiture toutes les dix minutes ;).
J’ose même remonter la grande route, tout fébrile. En plus c’est une côte, je dois donc bien m’appuyer contre le siège et je mouline. Je fais ça, une fois de plus ou deux et je repars dans des enchaînements de départ et arrêt pour m’affirmer au niveau de l’équilibre.

Sorties 3 et 4 : zones résidentielles avec mon fils

Elles se déroulent les matins du samedi et dimanche 7 Janvier 2012.

Mon fils a trois ans et demi et fait du vélo droit avec les petites roulettes sur les côtés.
Il est déjà assez autonome, sait garder sa route, connaît la gauche de sa droite et obéit aux ordres. C’est donc assez idéal.

Dans un premier temps on refait uniquement le circuit que je faisais seul de nuit. On enchaîne les demi tours et c’est assez marrant de se retrouver au même niveau du sol tous les deux. On est également au même niveau d’apprentissage ! En une demi heure, on fait des tours sur nous même comme des gosses, on se dépasse, on se rabat. Bref, tout se passe bien.
Je dirai même que je m’éclate plus qu’avec le VTC ou quand je courais à côté de lui car on a la tête au même niveau et le rétroviseur c’est top pour les papas anxieux d’avoir l’oeil partout 😉

Des fois il s’arrête au milieu de la route ou me coupe la route ! C’est parfait, ça m’entraîne pour les arrêts d’urgence.

Bilan : on s’est régalé tous les deux lors de ces sorties. C’est donc à refaire. Fini, je ne suivrai plus “bêtement” en marchant.

Sorties 5 et 6 : sur nationale

Bon autant le dire tout de suite, j’ai été déçu de mes performances.

Des performances personnelles minables

En gros, sur 20 km, j’ai tourné à 24 km/h. Alors qu’en vélo de course je suis facilement entre 28 et 30 km/h.
Deuxième déception, les côtes ! Aïe, là, on prend cher, on est scotché en arrière et surtout le guidon tremble et je louvoie, j’ai du mal à répartir l’effort.
Autre déception, le confort de la nuque, mais là, c’est normal, je n’ai pas d’appui-tête (pas encore).

Des efforts intenses

En plus d’avoir été minable, j’étais à fond (ou presque) tout le long ! En fait, j’ai été vite limité, je me suis rendu compte que je n’avais pas les jambes nécessaires, bref une chèvre.

Premières chambres à air

Un grand moment d’émotion.
Non, sans rire, j’ai trouvé un site http://www.increvable.com assez rapidement. Et j’ai passé une commande assez rapidement vu que je n’avais pas de chambre à air de rechange. Alors quand on roule 100 bornes aller retour, il vaut mieux éviter les petites désagréments.

J’ai donc fait mes achats sur ce site au PIF et Guilhem, mon fameux collègue vélomobiliste, m’a confié qu’il commandait tout sur ce site. Ca tombe bien !

Le truc intéressant, c’est que les prix sont dégressifs. J’ai donc pris trois chambres à air 406/28 (oui, je sais je fais des folies). Par contre, petit point négatif, 9 euros d’acheminement et traitement du colis.
Commande passée samedi soir, colis réceptionné le Vendredi matin, pas trop mal. Bon, c’était au format lettre à 5 euros mais finalement, en ouvrant mon colis, très bonne surprise !
Ils m’ont joint plusieurs choses : un stylo, des stickers ainsi q’un sac plastique flaggés Schwalbe (la classe ;)). En plus de ça, le magazine “Vélo City” (gratuit mais ça fait plaisir).
Bref, pour une commande de 25 euros, ça donne envie d’acheter des chambres à air plus souvent !

Merci increvable !

Premier test : la rencontre

Voilà en ce samedi 24 décembre 2011, Christian C. a bien accepté que je vienne tester ce petit bijou. Merci Christian pour ta disponibilité !
Quand je parle de rencontre, bien évidemment, il y a la rencontre avec le vélo, mais il y a également la rencontre de cet homme passionné qu’est Christian.
Curieux, ingénieux et passionné sont des adjectifs qui le qualifient bien. Ah, j’oubliais également accessible et pédagogue.

Je suis venu chez lui et le courant est tout de suite passé. Il me montre le vélo, ce qu’il souhaite ou a déjà amélioré. Il me fait vite prendre confiance qu’un vélo couché c’est bien mais équipé, c’est mieux. Moi, j’étais déjà parti sur un bon coffre et un bon éclairage. Avec Christian il y a un petit toit bien pensé pour les jours de pluie, deux fanions, des éclairages à gogo… Bref, plein de détails qui cumulés en font un vélo assez unique !

Premières sensations

Après un petit réglage du vélo à mes mensurations, je m’installe.
Première impression un grand confort ! Allongé ainsi, c’est plus confortable que mon fauteuil et encore il n’y a pas encore l’appui-tête !
Deuxième chose, mes deux pieds sont posés sur le sol de manière naturelle donc une très grande assurance.
C’est donc plutôt bien parti !

Christian reste derrière moi en tenant le coffre, je vais alors tenter un démarrage.
Là, je suis moins à l’aise surtout qu’il faut tourner tout de suite pour arriver sur la route du lotissement. Bref, on avance le vélo directement sur la route.
Quelques essais un petit peu craintifs et je n’arrive pas à lancer le vélo.
Je suis un peu stressé et ça se ressent même dans le

Stinger personnalisé par Christian (notamment le toit)

guidon : je tremble !

Christian me lance un peu et cette fois c’est la bonne, je fais vingt mètres en zigzagant comme un malade. Je m’arrête très facilement et me redresse. “Détends tes bras”, me conseille Christian. Et il a raison. Après un démarrage un peu plus autonome je pars faire un tour, sur ses indications, dans les zones résidentielles.
C’est très dur au départ de détendre mes bras mais bon j’arrive à peu près à garder ma route. J’occupe quand même le milieu 😉
Je fais mes premiers virages assez larges sans m’arrêter. Pas de problème.
J’aborde un rond point assez calme, je le traverse sans m’arrêter.
J’appuie un peu sur les pédales, la sensation de vitesse arrive très vite. Ca fait à peine cinq minutes et je me sens plus confiant.
Je reviens à mon point de départ et rejoins Christian.

Ma décision

Là, sur le bord de la route, on discute, moi installé dans le vélo super confortable et Christian intarissable sur les qualités du vélo. Et il a raison, l’avenir me le dira plus tard. Il est stable, accessible, maniable, vif, sécurisant…
Moi, dans ma tête, c’est maintenant sûr, c’est ce vélo qu’il me faut !
Il me faudra réapprendre, me remuscler, mais je suis prêt et confiant, je vais y gagner en sensations et en performances !

Pour Christian, ce vélo, c’est un peu son bébé. Il va continuer à y faire des modifications. Il me demande de patienter une semaine ou deux et il sera fin près. En particulier, une chose sur laquelle on s’est entendu : repeindre le coffre (noir à l’origine) pour une meilleure visibilité sur la route.

Voilà, les dés sont jetés, j’ai pris ma décision. Ma femme s’en doutait et rechignait un petit peu également mais c’est passé également (merci chérie ;)).

Avec Christian, on a quasiment les larmes aux yeux, on se quitte comme de vieux amis. Ce qui est certain, c’est qu’on va se revoir.

Merci Christian !