Vive le Lauragais !

J’ai la chance de vivre près des contreforts du Lauragais (appelons les comme ça).

Autant je peux tracer sur du plat en suivant la nationale 20 et partir vers Portet/Garonne ou Toulouse, autant je peux, si le coeur m’en dit, arpenter les collines et longer les côteaux.

Comme je n’avais qu’une centaine de bornes à mon actif, il était temps que je me fasse une vraie sortie de plus de 30 bornes avec quelques belles côtes. Ce week end, on a eu l’occasion d’aller voir de la famille à Labastide d’Anjou au nord de Castelnaudary. Chiche, je vais bouffer de la côte et me faire 70 bornes !

Ca commence dur !

Pour rejoindre le village de Nailloux, j’ai une côte de moins d’un kilomètre mais qui est assez abrupte. En effet, tous les ans, une course de côte est organisée, c’est dire. Je me l’étais déjà faite en vélo droit, pépère, voyons ce que ça donne !

Calmont / Labastide d'Anjou, un joyeux programme

Eh bien, pas si difficile en vélo couché. Bien sûr, je me retrouve vite à 8 à l’heure et je tremble un peu sur le guidon. Mais en relâchant bien les bras et en se calant bien dans le siège, ça monte. Ok, je fais quelques embardées au début. Je suis même obligé de m’arrêter au milieu car en rétrogradant sur le plus gros pignon, j’ai un petit sursaut de chaîne qui me fait perdre l’équilibre. Que cela ne tienne, je laisse passer quelques bagnoles et je négocie mon démarrage en côte… nickel, c’est reparti.

La récompense, c’est la petite vue qui s’offre à moi et la descente qui en résulte. Là, je me fais plaisir, sans pédaler je passe aisément les 60 à l’heure.

Ca recommence !

Voilà, c’est tout le Lauragas, on monte à 8 à l’heure, on descend à 60 et puis, ben on remonte. Côte beaucoup plus longue mais plus facile à négocier, je monte donc jusqu’à Nailloux vraiment en douceur. En gros, pour dix bornes, ça m’a pris quasiment 45 minutes ! Je suis loin de mes records mais je suis bien là pour réapprendre alors, je me pose devant le collège, je règle ma poche d’eau et je repars.

Dans le village de Nailloux, je suis facile à 25. En haut d’une petite côte, un cycliste droit me passe mais s’ensuit une descente, et là, alors qu’il pédale, je suis obligé de freiner, c’est très drôle l’aérodynamisme.

En sortant de Nailloux, j’ai vraiment une très grosse descente et je prends mon pied, j’ai l’impression d’être une moto, je ne suis pas loin des 70 et je ne fais que négocier les virages. Ensuite, une autre grosse côte pour calmer mes ardeurs et j’arrive vers Gardouch.

Là ma femme me klaxonne, ça va, je ne suis pas trop ridicule, j’ai fait la moitié du chemin et le reste devrait être plus plat.

Villefranche / Labastide

Une section qui me plaît beaucoup dans ce sens : c’est légèrement en descente. Comme je suis sur de la ligne droite, je peux me faire plaisir. Je tourne mes pédales mixtes et je me mets en mode cales SPD. Là, je tiens facile une moyenne de 35 à l’heure et j’arrive facilement à 42 à l’heure. C’est vraiment le méga pied car en vélo droit, je serais rester à un peu plus de 32 à peine (je vérifierai).

Retour

Après un bon repas en famille, c’est dur de repartir. J’ai pris un bon café pour me booster mais je sens bien que je suis las et un peu vidé. J’ai pourtant bien bu mais j’accuse quand même le coup. Il va donc falloir pas trop forcer.

300 mètres de dénivelé positif plus le retour (quasi autant). Presque 600, on le sent dans les pattes !

Je comprends mieux pourquoi le dénivelé cumulé est plus grand pour le retour. La section Labastide / Villefranche, je la fais plutôt à 25 à l’heure et en plus j’ai un vent de face. En vélo droit, je me serais retrouvé à souffrir avec un faible 22 à l’heure. Ca reste donc assez jouissif.

Je passe les détails, mais en haut de la toute dernière côte, j’ai de nouveau un petit souci de dérailleur qui saute, je suis donc obligé de repartir. Je me relève et là, je me rends compte que j’ai le haut des cuisses en feu, à la limite de la crampe ! Je m’allonge donc tranquillement et je relance la bête à la plus petite vitesse. Après, très grosse descente mais mon compteur ne marche plus (le contact doit être coupé). C’est pas grave, je ne suis pas à ça près et la descente en pleine nuit est grisante. Par contre, les virages sont serrés et j’apprécie les freins à disques hydrauliques !

Conclusion

J’ai forcé, je le sais, mais j’en avais besoin. 30 bornes le mardi et 70 ce dimanche. C’est bon, je reste dans ma moyenne des 100 km par semaine que je me suis fixée.

Après, un détail, j’ai pu tester ma poche à eau que j’ai installé dans mon coffre. Un simple trou et elle dépasse, c’est hyper pratique ! Par contre, j’ai trop bu et j’ai pas arrêter de pisser sur la route !! 🙂

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2 thoughts on “Vive le Lauragais !

  1. Hello. Je ne vais pas faire mon grand spécialiste du VC. Comme toi, même au bout de 1500km, j’apprends encore. Mais quand même, gaffe au genoux. Il faut laisser le temps aux muscles de se mettre en place avant de forcer. Sinon…

  2. Tu as entièrement raison Thygo mais j’ai été vraiment comme un gosse. Même en vélo droit, auquel je suis un peu plus formé, je n’aurais pas fait ce parcours !

    Je me suis d’ailleurs bien reposé (de force) pendant trois jours pour me remettre un peu plus tranquillement au vélo droit de course. Mais ce week end, on remet ça mais sans les côtes et en douceur (et avec toujours autant de plaisir je l’espère !).

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