Renversant non ?

Décidément, cette semaine est riche en émotion. Sur mon chemin de retour, nuit et pluie, je roule prudemment et plein phares (ainsi que le gilet réfléchissant), j’arpente une piste cyclable de Tournefeuille vraiment bien aménagée. Elle est parfois coupée par quelques routes réservées aux autos mais avec ma vitesse autour de 25km/h et mes traversée à 15km/h en faisant attention à tout coupeur de route j’avance plutôt bien.

Je pense en plus sur la route que vues les conditions je dois redoubler de prudence même si en 2 ans de pratique quotidienne je n’ai eu encore pas de souci notable (pas de contact direct avec un autre véhicule). Je pense également à l’anniversaire de ma mère que je souhaite fêter en famille et totalement à son insu. Bref, ligne droite, je trace ma route. D’un coup, une voiture sur la piste cyclable qui vient de ma gauche. Mon cerveau a du mal à analyser, que fait une voiture qui coupe la piste cyclable. Il n’y a pas de zone résidentielle (je viens de la passer), je longeais un grand mur et… Pas le temps de réfléchir plus avant, la voiture continue de me couper la route, ce qui était une intuition de voiture allant me couper la route est un fait : la voiture est au milieu de la route. Je dévie ma trajectoire, je tape l’avant de la voiture, roule sur le capot et amortit mon choc avec mon coude assez peu élégamment en m’écrasant contre le sol. Je me relève lentement et commence à réaliser : peu de temps pour freiner, une voiture qui n’aurait pas dû être là, mon vélo à terre.

Une dame sort de son véhicule affolée, elle est infirmière, elle est totalement désolée et moi aussi. Je pense à mon vélo quand elle me conseille de regarder si je n’ai rien. Elle me sait en état de choc, je me déshabille rapidement pour voir mon coude écorché, peut être un hématome mais rien d’autre d’apparent. Elle me propose de me ramener chez moi mais je lui explique que je suis à 50 km 🙂 Ma roue est voilée et ma selle est cassée. Difficile de repartir en l’état sans faire un brin de réparation. Elle m’amène chez elle, m’ouvre son garage me dit que je peux prendre ce que je vais et m’amène une caisse à outils qui contient plein de matériel de son ex-mari. Elle me laisse son nom, je connais sa maison et elle me laisse pleine de confiance tout seul pour que je ferme sa maison. Franchement, une femme efficace mais pressée. Elle repart alors pour aller à son boulot.

Je jure un peu de ne pas avoir pu anticiper l’accident mais bon, c’est comme ça. Je dévoile donc la roue avant assez rapidement, un oeillet de rayon a cédé, on verra si un pro peut me réparer ça. La selle est arrachée, je prends donc une selle qu’elle m’a proposée, je prends la même marque (beaucoup de chance ;)) et je la monte. Je fais quelques tests.

Une demie heure s’est écoulée, je vais essayer donc de prendre le train suivant. Je repars, ça avance bien, je fais 20 km sous la pluie sans problème.

Je changerai la roue avant en attendant et j’appellerai cette dame pour lui dire que j’ai pu rentrer sain et sauf. Tout va bien, c’est anecdotique. On verra demain si j’ai d’autres douleurs.

 


La voiture est arrivée de la gauche, derrière ce grand mur, aucun regret, je ne pouvais rien voir et la voiture avait un céder le passage 🙂

Ca crève !

On avait eu un printemps merdique. Eh bien on a un bel automne. Il a fait plutôt bon et doux sans pluie. C’était bien agréable, mais résultat, je n’étais pas le seul vélo dans le train.

Il y  a un mois j’ai crevé en allant au boulot à quelques kilomètres de l’arrivée (comme d’hab).

Hier, j’ai crevé, c’était plus drôle : arrivé à Portet Saint Simon le soir j’entendais un “psssssssssssss”, j’ai cru que c’était ma gourde, mais non ! C’était mon pneu avant avec un gros bout de verre dedans. J’ai donc réparé ça dans le train dix minutes montre en main devant les ados ébahis (ou dégoûtés par mes mains pleines de crasse).

Et ce soir, je me rends compte que j’ai perdu ma pompe. Ca n’est pas le moment de crever mais si ! Il ne faut pas louper une occasion. Bref, à Mas Sainte Puel sur le retour, je crève (une agrafe plantée dans le pneu arrière). Obligé d’appeler Sabine car pas de pompe… que j’avais oubliée dans le garage : Quel boulet !

Bon je sens qu’avec ces crevaisons à répétition il va falloir que je change mes pneus qui datent de fin Juin.